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La Critique de Toy Story 3 des studios Pixar

Qu’on en soit débarrassé dès le début : je suis un très grand fan de Pixar. Cette compagnie a su s’imposer comme la vraie et seule relève de Disney, qui avait laissé la place vacante depuis son dernier grand film, Le Roi Lion, en 1994. Ils ne savent pas comment faire un mauvais film, ni même une mauvaise suite, et Toy Story 3 n’échappe certainement pas à la règle. Je me suis creusé la tête pour trouver un seul élément de l’histoire, des gags ou des personnages qui m’ait déplu, histoire de faire paraître un semblant d’objectivité, en vain. Le mot qui revient le plus quand j’y pense est « parfait ».

Toy Story 3 le retour de Woody

L’histoire, pour les rares qui n’auraient pas vu les bande-annonces, commence quelques années après la fin du 2. Andy a grandi et se prépare à entrer à l’université, il a oublié ses jouets d’enfance qui ne sont plus que des reliques traînant à l’intérieur d’une boîte dans un coin de sa chambre. Devant laisser cette chambre à sa soeur (qui a grandi elle aussi), il est donc obligé de faire un choix en triant ses vieilles affaires : les jeter, les donner ou les stocker dans le grenier. Sur un malentendu et à cause de sa c**** de mère, toute l’équipe (réduite au fil des ans et des ventes de garage à ses principaux personnages : Woody, Buzz et Jessie ofc, mais aussi Bullseye, Rex, Mr et Mrs Potato, Hamm, Sling, les trois aliens vénérateurs de « La Piiiiince » survivants de Pizza Planet et enfin un petite nouvelle, la Barbie de Molly) se retrouve envoyée dans une garderie locale pour l’amusement de ses pensionnaires. Cette nouvelle situation paraît au prime abord idéale pour les jouets : de nouveaux enfants avec qui s’amuser toute la journée et l’assurance de ne plus jamais être abandonnés. Mais, bien sûr, tout ne va pas se passer comme prévu…

Le film se divise basiquement en trois actes : l’introduction de la garderie, la lutte pour s’en échapper et rejoindre Andy, et le final, sur lequel je reviendrai le moins possible afin d’éviter le spoil et de ne rien vous gâcher de sa surprise et de son émotion. Les jouets arrivent à la garderie. Vous noterez que Woody est le seul à tirer la tronche, comme d’hab.

De nouveaux personnages chez Pixar

L’une des premières qualités du film qui saute aux yeux, c’est qu’il ne se contente pas de tourner autour d’un seul personnage (Woody ou Buzz) comme avaient parfois tendance à le faire le 1er et (surtout) le 2ème. Chaque jouet a sa voix au chapitre et sa place dans le script, chaque jouet a son rôle et son histoire, et cette méthode de narration est construite durant tout le film jusqu’à sa superbe exploitation pendant le final. Le plaisir semi-nostalgique que l’on prend à retrouver les mimiques de Rex, le cynisme de Hamm et les colères de Mr Potato est indéniable. Mais, plus encore que la nostalgie, ce sont le script absolument brillant et les répliques hilarantes qui font garder un sourire large comme ça pendant 1h40.

Sa deuxième grande force vient donc de la qualité de ces différentes sous-histoires concernant chaque personnage. Tantôt à pleurer de rire (Ken & Barbie, Latino Buzz), tantôt à pleurer tout court (Lotso, Chuckles et Big Baby), elles ne déçoivent ni n’ennuient jamais, sans pour autant n’avoir aucun intérêt autre que celui d’amuser ou d’émouvoir.

Etonnament, même en prenant en compte le fait que ce soit incontestablement l’opus le plus drôle de la série, c’est sans doute aussi le plus sombre. L’histoire de Lotso est déchirante, et il y a un autre moment vers la fin dont je ne peux malheureusement pas parler en détail qui est très, très étonnant pour un film qui se doit de penser à son public cible. Non pas que ça soit graphique ou mauvais, bien entendu, c’est juste… surprenant de voir ça dans un Toy Story. Je pense que ceux qui l’ont déjà vu comprendront ce dont je veux parler. Pixar a toujours fait des films appréciables par les grands et les petits (ma séance était à 22h, pas un seul gosse et c’était plein à craquer 😀 ), mais si l’on rajoute à cela l’histoire générale d’emprisonnement, de cruauté et de « traîtrise », c’est assez spécial quand même.

Lotso ou le Psychopathe à la fraise.

En ce qui concerne la direction artistique, c’est du Pixar, ai-je vraiment besoin de développer ? C’est lisse, beau, coloré, bien doublé et bien joué, les adjectifs ne manquent pas pour décrire ce chef-d’oeuvre d’animation en images de synthèse. Le seul et unique point sur lequel j’ai une petite réserve, c’est l’utilité de la 3D. Elle n’y est pas remarquable et le film se vaut par lui-même, la 3D n’est ici qu’un artifice superficiel, un effet spécial supplémentaire. Mon conseil est de le voir sans, pour mieux profiter des couleurs.

La musique est tour à tour rythmée et aventureuse, tour à tour légèrement mélancolique sans jamais être vraiment triste (pensez « 20 premières minutes de Up »), toujours remarquable et présente. le film ne s’appuie finalement sur la musique que pendant le final et c’est parfait comme cela. Il y a aussi une petite phase disco et une reprise en espagnol par les Gipsy Kings du thème principal de Randy Newman qui sont toutes deux tordantes.

Voilà, je pense que j’ai fait le tour. Encore une fois, je ne trouve RIEN de mauvais à dire sur ce film, ce fut tout simplement 1h40 de bonheur. C’est pour moi le meilleur film de cette année (quel dommage qu’il ne le restera qu’une semaine ! Y’a Inception mercredi prochain). Je dis merci à Pixar et je le classe parmi les grands, avec Nemo et Wall-E. Maintenant, arrêtez de lire et allez réserver votre place, c’est une urgence et un impératif.

Ho, et Ken est doublé par Michael Keaton. Donc, awesome.

PS : Si vous ne pleurez pas pendant le final, consultez un médecin pour vérifier que vous avez toujours un coeur. Et, au risque de me répéter, mention spéciale à Latino Buzz : j’ai rarement autant ri devant un dessin animé.

Published in Films Walt Disney Studios Animation

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