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« Phantom Manor » ou quand le mariage tourne au drame

Il était une fois une riche famille, les Ravenswood, qui possédait une mine d’or maudite. C’est en tout cas comme ça que commence l’histoire qui nous est contée dans le célèbre manoir hanté de Disneyland Paris. Mais quel secret se cache réellement derrière cette façade délabrée ?

« Phantom Manor »

L’histoire prend lieu fin du XIXe siècle en Louisiane. Henry Ravenswood est le propriétaire de Big Thunder Mesa, une mine d’or en face de laquelle il décida de construire un manoir où il s’installa avec sa femme, Martha Ravenswood, et leur fille, Mélanie. Cette dernière était fiancée à un ingénieur, Jake Evans, qui travaillait dans la mine, et qui n’était pas réellement apprécié par le père Ravenswood. Les natifs disaient de la mine qu’elle était hantée par ce qu’ils appelaient « L’oiseau Tonnerre », un esprit indien qui veillait jalousement sur son trésor, à savoir le filon d’or. Cette légende fut prise à la légère jusqu’au jour où un tremblement de terre secoua la mine, emmenant Henry et Martha dans la tombe.

Le mariage de Mélanie et Jake fut maintenu en dépit des événements. Cependant, le jour des noces, le marié ne se rendit jamais à l’hôtel, laissant Mélanie seule et désespérée, mais surtout, en proie au « Phantom », également appelé « Maître des Lieux ». Celui-ci était responsable de la mort de Jake Evans, et ne s’était surtout pas prié pour s’installer au manoir, invitant par la même occasion tous ses petits copains fantômes.

L’attraction a été ouverte le 12 avril 1992, en même temps que le parc, et est la seule attraction tout resort confondus qui affiche une apparence sale et négligée, cassant ainsi avec la longue tradition instaurée par Walt Disney lui-même. En effet, si Phantom Manor s’inspire de son homologue américain Haunted Mansion, l’attraction a été en tout point adaptée au public français, et européen en général, connu pour être plus exigeant que le public américain. L’histoire, les décors, mais également les musiques ont été conçus pour coller au mieux à une version plus tragique et plus romantique de l’attraction. La légende est notamment inspirée par le Fantôme de l’Opéra de Gaston Ledoux.

Si l’attraction est une pure merveille d’un point de vue esthétique, elle n’est en revanche pas effrayante (excepté peut-être pour les jeunes enfants). Elle nous balade dans les couloirs du manoir grâce à de petits wagonnets appelés « Doombuggies », nous confrontant de temps à autres au Phantom, tandis que nous croisons également la Mariée qui nous invite à faire demi-tour tant qu’il en est encore temps. L’ambiance se veut à la fois sombre et tragique, mais également teintée d’humour noir, notamment lorsque nous pénétrons dans les profondeurs de la terre. En dépit de leur état, les esprits n’ont en effet pas oublié comment s’amuser ! En témoignent les rires répétés du Maître des Lieux – doublé par Vincent Pine, dont on peut également entendre le rire à la fin du clip « Thriller » de Mickaël Jackson.

À la fin de la visite,

il est également possible de se rendre dans le cimetière de Boot Hill. Si les épitaphes ne manqueront sûrement pas de vous faire sourire, n’hésitez cependant pas à tendre l’oreille ; certains bruits pourraient se révéler quelques peu inquiétants … Alors, prêts à pénétrer le manoir le plus hanté de Louisiane ? Le Phantom et ses invités vous y attendent avec la plus grande impatience.

Published in Parcs Disney

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