Captain America The First Avengers le film Marvel

Synopsis : Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Captain America The First Avengers

Tout le monde nest pas spécialiste de comics américains, mais il faut être particulièrement tordu pour être un inconditionnel de Captain America. Souvenez-vous, ce héros arborant fièrement la bannière étoilée sur son collant et sur son bouclier dont il ne se sépare jamais (dailleurs sa femme se plaint). Mais que voulez-vous, le super héros est à la mode, alors les producteur hollywoodiens (et les Studios Marvel) sautent sur tout ce qui porte un slip par dessus ses braies. Rien que cette année nous avons déjà eu droit à une tripoté de mutants et à un dieu exilé dans le middle ouest en provenance direct dun Dance Floor galactique. On sait que Marvel Studios a monté un plan quinquennal pour faire le film des Vengeurs (The Avengers) et quils doivent en passer par la production de tous les cadres composants le groupe. Captain America était le dernier de la liste, après Hulk, Iron Man et Thor. Alors mission réussie pour le Captain ?

Le film commence sur la découverte contemporaine dune épave daéronef prise dans les glaces de larctique. Au cœur des entrailles émerge un bouclier flanqué dune étoile. Flashback en 1941 où le jeune Steve Rogers (Chris Evans) cherche désespérément à se faire enrôler dans larmée pour servir son pays. Jugé trop chétif, il va de réforme en refus. Cest alors que par un hasard incroyable (y en a beaucoup dans le film) sa route croise celle du Docteur Erskine (Stanley Tucci), un savant allemand qui a fui son pays avec la formule du sérum à fabriquer des super soldats. Il voit dans Rogers lhomme idéal pour donner corps à ses théories et transformer un garçon malingre en surhomme. Parallèlement, Johann Schmidt (Hugo Weaving), un nazi chef dHYDRA, une cellule secrète développant des technologies destructrices, trouve un « cube cosmique » bien utile à ses expériences.

Captain America alias Steve Rogers

A gauche, nous avons Captain America, tout en muscle issus du dopage et dun abus dUV, aidé par son ami de toujours Bucky (Steve Stan) et dune équipe de baroudeurs. A lextrême droite, nous avons lignoble Schmidt, dit Crâne Rouge, et son armée secrète, ses armes secrètes, ses bases secrètes, le tout boosté à lénergie mystique du Cube Cosmique. La confrontation se doit dêtre explosive
Nétant pas un spécialiste du comics, cest avec un regard de cinéphile et damateur de films daction que jai apprécié Captain America. Déjà il faut se souvenir que cest la troisième tentative dadaptation de ce personnage en live. Si on excepte le serial de 1944, cest en 1979 que le Captain point le bout de son casque. En fait ce nest pas encore du cinéma, ce sont deux téléfilms dont le deuxième sortira au cinéma en France. Ne le regardez jamais !!!
On ne se remet pas dun Captain America avec un casque de moto peint en bleu, séjectant de larrière dun van Ford avec un delta plane dépliable ! Une dizaine dannées plus tard cest au tour du prolifique réalisateur de séries Z, Albert Pyun (Kickboxer 2, Nemesis, Sword & Sorcerer), de sattaquer au personnage. Comme beaucoup de films produit par la Canon Group, le projet est bancal. Mais le résultat nest pas si calamiteux et Pyun sen sort pas si mal. Tout le budget est engloutie dans les vingt premières minutes et ça ce sent, mais à lépoque, le costume du Captain et le maquillage de Crâne Rouge étaient assez respectueux. Aujourdhui, la superproduction qui sort cet été au cinéma, est sans commune mesure avec les adaptations antérieures. Le réalisateur, Joe Johnston, est loin dêtre un novice et surtout, il a déjà fait un film de super héros qui se situait à une époque proche de la seconde guerre mondiale : Rocketeer. Cest aussi un grand spécialiste des effet spéciaux : directeur artistique sur la trilogie Star Wars, ce fut un des piliers dILM pendant longtemps avant de devenir réalisateur. Il sest dailleurs plutôt bien sorti de films de genres comme Chérie Jai Rétrécie les GossesJumanji ou encore Jurrasic Park 3. Un fois de plus, Johnston, démontre une grande maitrise de la mise en scène dans les films à effets.

Un film très intéressant pour les Marvel Studios

 Le premier tiers du film, avec un Steve Rogers tout chétif, est le résultat dun remarquable travail dintégration numérique. La transformation de lacteur est bluffante ! Deux autres bonnes choses à mettre au crédit du Captain version 2011, cest lambiance générale du film et les designs « retro SF ». La photo et la recréation de lépoque de la 2ème guerre mondiale, sont très belles. Les costumes sont excellents et surtout celui du Captain que je trouve vraiment réussi. Les chars dassaut géants, laile volantes ou autres motos carénées façon steam punk, ainsi que les armes à rayons donnent une réelle richesse visuelle. La musique dAlan Silvestri (Retour Vers le Futur, Beowulf) est un peu triomphante, mais cest une véritable bande originale orchestrale, assez éloignée des musiques à la Hans Zimmer qui trustent les productions Hollywoodiennes. Le casting aussi fait partie des agréables surprises. La présence du père de Tony Stark (Iron Man), Howard Stark, joué par lacteur Dominic Cooper est un mélange très convaincant entre Robert Doney JR (dont il est sensé être le père) et Howard Hughes, célèbre producteur et aviateur de lépoque. Et surtout la prestation de Tommy Lee Jones, en Général bourru, apporte une petite pointe dhumour qui fait défaut à lensemble de lhistoire.
Car il ny pas que des points positifs. Le film est assez long (2h03) et compliqué inutilement. Laction est décousue alors quil aurait pu en être autrement. Malgré le travail décriture de Joss Whedon (Buffy, Firefly et le futur The Avengers), le scénario laisse quand même un sentiment de confusion au fur et à mesure que le personnage se révèle. Les scènes spectaculaires senchaînent sans vraiment se lier vers une apogée et jai trouvé la confrontation finale assez décevante. Je nai pas vu le film en 3D mais je ne pense pas que ça apporte grand chose (comme dans tellement de cas en ce moment). Mon sentiment, à la sortie de la projection reste mitigé. Lensemble et surtout le début, laisse une bonne impression, mais je ne suis pas complètement convaincu comme avec un Iron Man ou un X-Men Le Commencement. Néanmoins, jentends partout que lœuvre originale est plutôt bien respecté et que les fans du personnage sont satisfaits. Il est certain quon a avec Captain America, un film qui à bien plus de qualités que Thor ou Green Lantern. Le spectateur amateur de film daction y trouvera forcement son compte et le spécialiste de comics ne devrait pas être déçu non plus mais le cinéphile restera certainement un peu sur sa fin. En attendant limprobable réunion des Vengeurs, lindigence de la programmation des cinémas cette été me pousse à vous recommander la vision de Captain America. Faute de mieux

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