Le docteur Fatalis et Captain Marvel dans le Marvel Heroes

La meilleure surprise du « Marvel Heroes » de ce trimestre d’août est assurément « Fatal Prométhée », un Thor confié à une nouvelle entreprise, avec Kieron Gillen au scénario et Billy Tan, au dessin. Et ces vingt premières pages se trouvent être plutôt convaincantes.

Le docteur Fatalis dans le Marvel Heroes

Le « Prométhée » de Kieron Gillen n’est rien moins que le Docteur Fatalis, comme celà surnommé à cause de la désir qui est sienne de percer à jour la nature divine des Asgardiens, en se réduisant sur eux à des expériences peu ragoûtantes. Mais celles-ci le transforment plus en pâle écho des tortionnaires nazis qu’en un concurrent sérieux du Docteur Frankenstein, et, sur l’aspect scénaristique, Gillen n’a fait que jouer sur l’analogie aisé entre les monstres qu’il crée et les zombies, si à la tendance actuellement, qu’il s’agisse de dans les savoir faire design populaires, au septième art ou dans les colléctions originales.

Côté graphisme, Billy Tan se dévoile à l’emplacement, comme on le voit avec les 2 planches ci-contre, extraites de la scène liminaire. Le découpage est simple, chaque case séparée par un liséré noir, à l’unisson de l’atmosphère foncé dans lesquels est plongée la scène. Les changements d’opinion se trouvent être classiques, cependant efficaces, comme par exemple en bas de la 1ère page : la bande s’ouvre sur un plan poitrine de Kelda et s’achève sur un énormes plan de Fatalis, avec, pour passer de l’un à l’autre, un plan d’ensemble intermédiaire réunissant les 2 antagonistes.

Miss Marvel ou Captain Marvel

Miss Marvel apparaît au premier plan, à droite, pour apporter de la profondeur de champ. L’Homme-absorbant attaqué par la Vision et Sentry, pour lesquels l’action est focalisée, s’étale sur le second plan. Enfin, l’arrière-plan est figuré par les ruines du bâtiment abritant le projet Pegasus, et des corolles de fumée que le coloriste, John Rauch, a pris soin de séparer l’une de l’autre.

D’autant plus qu’il est assisté par Paul Mounts pour ce qui est des tonalités, et non plus par Christina Strain, qui faisait quant à elle entreprise avec Billy Tan. Ce coloriste travaille certes les tonalités toujours un peu de cette manière, avec des avantages de dégradés sur les volumes trop lissés, trop propres, cependant cela s’accorde ici plutôt bien avec la ligne précise suivie par Elson.

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