La Critique du film Disney Marvel Iron Man 3

Wooh… Chers non-lecteurs, vous souvenez-vous de la dernière fois que j’ai chroniqué sur un long métrage ? … Ça remonte, huh ? Oui, sauf qu’il y a des cas de force nerdjeure.
Iron Man 2, The Avengers, l’annonce du retour de Iron Tiger Tony…

Iron Man 3 le film Marvel

On aura a peine eu le temps de dire ouf que le premier volet d’une trilogie de l’année débarque sur nos écrans en lousdé. Les aventures de Tony Stark, 3ème étaient pourtant attendues au tournant : premier film de la série sans MONSIEUR Favreau aux commandes et premier Avenger à resurgir depuis le Hit KABOOM de Joss Whedon.Luttant contre vents, marées, critiques de blog et posts sur Twitter des chanceux qui ont pu assister à l’avant-première, Bibi s’est enfin rendue dans une salle obscure pour se confronter au sex-appeal de l’un de ses héros favoris.

Et. Et si le film était bien le meilleur de la saga ? Hein ? C’est ce que moi, Ana GBMF, ose déclarer.

Le premier ne révolutionnait pas le film de super-héros mais permettait à Jon Favreau de faire ses preuves, à Robert Downey Jr. de refaire ses preuves et à Iron Man d’arriver sur les grands écrans dans un live plus qu’honorable. Ça sentait bon la bonne franchise, voyez.
Le second, plus porté sur l’action, mettait en scène un méchant Mickey Rourke presque plus passionné par son perroquet que par sa haine de Stark, mais j’avais tout de même été conquise. Tony, c’est Tony.
Et puis il y a eu la révolution Avengers, et Tony devait viser haut, très haut, très très haut. Tout en réussissant à se démarquer. Là était l’enjeu majeur, cher non-lecteur. Le film prend l’ascension sus-citée à contre pied et réussit un tour de main (contrairement à Captain America ? ). Moins de Super, et une quête d’identité à l’échelle d’un homme. Ce, dès le monologue larmoyant d’introduction.

Le milliardaire ne se remet pas des aliens, des dieux, de tout ce foui-foui dont il n’avait pas mesuré l’ampleur. Il se sent tout petit, il ne se sent pas assez grand. Il vit reclus, menace sa relation avec Sexy Pepper en passant son temps à chercher l’armure ultime.

Tony déprime sur son statut de Super-héros, et le film suit la quête héroïque d’un héros héroïque en proie à une héroïque remise en question. Du héros humain, en veux-tu, en voilà. Et tout le monde en prend pour sa quête d’un Soi salvateur : Pepper et sa patience indéfectible quand elle ne supporte plus tout le tintamarre ambiant, Happy et son nouvel emploi, le gamin et sa quête du père (Tony en ersatz de papa, helllooo, human ! ), Rhodey et son rôle d’icône pro-américaine, le Mandarin et son statut d’acteur sur le retour, Killian et sa revanche sur ceux qui l’ont trouvé plus moche que génial à une époque (archétype de l’humanisation d’un villain et de sa détermination à éliminer son Némésis). De l’humain humanisé – dans un monde légèrement plus pétillant que le notre, certes -. Bon point.

On ira pas dire qu’on fait dans le film chochote non plus. De l’explosion, de l’armure explosée, de la romance explosive, tout est là pour remplir un bon contrat de bon film d’action. Le film prend le parti de se démarquer de ses aînés d’un point de vue graphique, et il réussit son pari.

Oh, Iron Man 3 n’est pas le film d’un seul homme, c’est aussi le tour de force de Shane Black, celui-là même qui avait offert des répliques uniques à notre Robert Downey Jr. au retour encore balbutiant, alors. Le garçon, qui reparle du nouvel opus de l’Arme Fatale ici, réussit à s’approprier l’univers calibré par Jon Favreau tout en l’honorant d’une mythologie suivie et fidèle. Mention entre parenthèse : paye ton Stan Lee : check. Paye ta scène de fin de générique avec une guest-star de taille : check bis. Bien.
Si on regarde bien, sa patte est bien là : des répliques cultes, du buddy (Tony/le gamin ; Tony/Happy ; Tony/Rhodey ; Tony/Tony/Tony ; Tony/Jarvis ; Tony… et ses armures).

Plus drôle que dans les comics, comme le disait Pras dans sa critique, l’humour potache de Tony Stark fait mouche-mouche-mouche. Pas du grand art de la scène comique, mais n’est-ce pas ce dont on attend d’un playboy comme le chou ?

Iron Man 3 réussit donc son pari. Il nous garde tout un tas de surprises (en tête de liste : Ben Kingsley ! ), à l’ère où la com web, le matraquage de trailers et autres œuvres de marketing viral nous bouffent parfois un peu le kinder surprise avant de l’avoir ouvert. Plus humain que dans les deux premiers opus, donc, moins In your face que dans Avengers, Tony Stark illumine ce premier film d’une ère Marvel 2.0. Le côté intimiste en agacera certains, d’autres auront du mal avec l’accent mis sur l’humour ubiquiste, certains pourront râler sur le côté manichéen attendu, typique de l’univers super-héros, à fortiori Marvel. Mais que diable, ce film EST. UNE. RÉUSSITE.
Tony Stark n’attend plus qu’une chose : Avengers 2.

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