À la poursuite de demain le film DIsney

Lorsque Disney imagine un film tiré d’une des attractions de ses célèbres parcs à thèmes, on connaît le résultat, cela nous a déjà offert la saga des Pirates des Caraïbes, dont le cinquième est actuellement en préparation. « Tomorrowland », littéralement « pays de demain », est le nom de la section commune à plusieurs parcs présentant le monde tel qu’il pourrait être à l’avenir. Dans le film, Tomorrowland est un univers parallèle au nôtre où l’élite de l’humanité développe les technologies idéales pour un avenir meilleur. Visionnaire ou utopiste, pourquoi ce scénario ne tient-il pas la route ?

A la poursuite d’une idée originale

Dans le détail, A la poursuite de demain raconte comment Casey Newton, jouée par Britt Robertson (Under The Dome) une adolescente passionnée de sciences se voit remettre un étrange pin’s, clef pour rejoindre un monde meilleur nommé Tomorrowland. Cet objet lui a été remis par Athéna, un robot « audio animatronique » à l’apparence d’une jeune fille de 12 ans qui la conduit chez Frank Walter, interprété par George Clooney, un inventeur chassé de la cité visionnaire il y a maintenant vingt ans. L’objectif d’Athena en réunissant ses deux recrues : reprendre Tomorrowland des mains du gouverneur Nix et sauver la Terre d’une apocalypse programmée.

Créatif, confus, ambitieux, beaucoup d’adjectifs peuvent qualifier A la poursuite de demain. Mettons-nous d’accord sur celui-ci : inabouti. De nombreux flottements et facilités de scénario laissent à penser que l’ambitieux projet de Brad Bird, qu’il a dirigé et co-écrit, lui a apparemment glissé des mains. Dommage pour le réalisateur ayant signé le délicieux Ratatouille et l’Oscarisé Les Indestructibles. La ville de Tomorrowland est présentée comme faisant partie d’une dimension parallèle à la Terre. Difficile d’accès et présentant de nombreuses technologies très avancées pour notre époque, c’est pourtant l’unique explication dont l’on dispose quant à cette cité futuriste. Pour un film qui se veut comme étant de science-fiction, pourquoi autant survoler ses notions scientifiques ? On ne demande pas à Brad Bird d’avoir co-écrit son film avec un physicien, comme l’a fait Christopher Nolan pour Interstellar, mais gratter un peu la surface pour rendre le tout cohérent n’aurait pas fait de mal à A la poursuite de demain. Parce que non, faire de la science-fiction légère et décalée ne permet pas de justifier un univers creux et décousu, particulièrement quand on exploite un des plus grands principes de la science-fiction : le voyage spatio-temporel. De films comme Terminator ou Retour vers le Futur, à des séries comme Stargate ou Doctor Who, le principe de voyage spatio-temporel a été au fil des décennies exploité de différentes manières. Là où le Docteur emprunte un puissant Vortex, l’équipe gouvernementale du SG-1 marche à travers un portail, mais l’action de voyage espace-temps est la même. Dans A la poursuite de demain, il n’y a rien du tout. Un coup toucher le pin’s fait apercevoir Tomorrowland, un coup emprunter un portail permet change de dimension, sans oublier la une fusée cachée sous la Tour Eiffel. Rien ne fait sens. Et tout ça pour quoi ? Un propos écologique vu, revu et rerevu. Ce manque d’originalité laisse à croire que l’équipe d’écriture n’a pas su quoi choisir et qu’elle s’est perdue là où la simplicité leur a semblé comme la bonne voie à suivre. La raison à cette critique semble en plus toute trouvée.

A la poursuite de son public

Un doute s’installe au visionnage d’A la poursuite de demain : mais pour qui ce film a-t-il été fait ? L’univers coloré et la présence de nombreux personnages jeunes semblent indiquer que ce film de divertissement se tourne vers le jeune public, et c’est bien là le problème qu’ont rencontré les scénaristes. A vouloir faire un film pour des enfants et adolescents, ils ont dû vouloir édulcorer leurs théories scientifiques, pour ne pas ennuyer le spectateur ou ne pas sembler trop pompeux. C’est ainsi qu’on se retrouve avec un film incohérent. La preuve avec le personnage d’Athéna. Jouée par Rafey Cassidy, Athéna est un robot recruteur de personnes de talents pour rejoindre Tomorrowland. Sarcastique et un brin tête à claque, elle joue le rôle de l’élément déclencheur, autant pour Frank qu’elle a recruté en 1965 que pour Casey. Mais Athéna est un robot. Sans dire qu’il ne faut pas s’attacher à une machine, il faut comprendre ici qu’un robot peut toujours être reconstruit, reprogrammé, même transféré à un autre corps (comme dans Chappie).

Attention! En cliquant ici, cela révélera une partie de l’intrigue (spoiler).
Bref, aucun intérêt de faire mourir Athéna pour faire une fin larmoyante c’est un RO-BOT. Frank et Casey pouvaient transplanter son programme dans une Athéna 2 par exemple.

Cette scène finale prouve que le film vise le jeune public, et que l’équipe d’écriture en a conclu qu’il ne servait à rien de faire un contenu cohérent et vraisemblable. Ceci n’est pas une erreur de réalisation, c’est une faute de scénaristes.

Le casting de demain

Il ne faut pas tirer sur l’ambulance, A la poursuite de demain n’est pas non plus un mauvais film. Ce divertissement familial se laisse regarder sans mal, pour peu que l’on n’analyse pas le script au microscope. Ainsi, on peut apprécier ce que Brad Bird nous propose, à commencer par un casting sympathique. En grands noms, l’affiche nous réunit George Clooney et Hugh Laurie – Docteur Ross et Docteur House ! On l’avait peu revu depuis Gravity et Monuments Men, mais George Clooney revient avec cet inventeur Frank Walter gentiment solitaire, dont on adore la maison truffée de pièges. La scène s’y déroulant a d’ailleurs été utilisée en tant que bande-annonce, une idée originale bien qu’elle révèle au public l’une des meilleures scènes. Coutume d’Hollywood oblige, l’antagoniste du film est interprété par un britannique. Ici, Hugh Laurie joue le Gouverneur Nix, dont on se garde les détails du plan machiavélique vu que cette partie du film n’avait pas de sens. On regrette néanmoins de ne pas avoir pu voir Hugh Laurie en action, son personnage étant clairement sous-exploité. Mais le gros du casting est composé de jeunes talents. Ceux qui se sont laissé tenter par Under The Dome se souviennent forcément d’elle car elle interprétait un des personnages clefs de la série. Britt Robertson incarne ici Casey Newton, un rôle d’éternelle optimiste plus têtue qu’une mule très attachant de par sa persévérance. On note aussi que son nom de famille homonyme du célèbre mathématicien et physicien n’est pas choisi au hasard. Une jeune actrice prometteuse à condition qu’elle exploite d’autres registres, même si on adore ses crises de nerfs ! Quant à Raffey Cassidy, son personnage d’Athéna ne lui permet pas de s’exprimer vraiment vu qu’un robot ne transmet que peu d’émotions. Affaire à suivre pour cette jeune comédienne britannique, qui a débuté sa carrière dans des films d’envergure tels que Blanche-Neige et le Chasseur et Dark Shadows. Pour la beauté des images et l’inventivité superbe pour la conception de la ville de Tomorrowland, le film reste tout de même à recommander, mais n’oublier pas de récupérer votre matière grise à la sortie de la salle.

La mystérieuse mallette ayant servi d’inspiration pour le film. C’est en juin 2011 que s’était annoncé le film top secret de Disney, le fameux projet 1952. Ce projet digne de la zone 51 a très peu filtré sur tous les sites d’actualité cinéma. Pour cause, à ce jour, nous en savons très peu sur le scénario. Mais une nouvelle vient de faire resurgir le projet dans nos mémoires.

le début de l’histoire de À la poursuite de demain

Pour vous rafraichir les idées, 1952, prévu pour le 19 décembre 2014 aux Etats-Unis, serait un film de science-fiction. Son réalisateur a déjà été choisi puisqu’il s’agit de Brad Bird, ayant déjà réalisé “Mission Impossible-Protocole Fantôme”. Ce que nous savons c’est que ce film se veut rendre hommage à un film de Steven Spielberg “Rencontre du troisième type” tout en étant détaché de ce même film. Nous savons aussi que c’est Damon Lindelof qui se chargera du scénario, nous le connaissons pour la série culte : Lost, les Disparus.

Quelques temps après, quelques informations sont données : “On en apprend enfin un peu plus via le site Vulture, qui a été contacté par des sources proches du projet. Contrairement à ce que son titre indique, 1952 ne se déroulera pas dans les années 1950, mais de nos jours, bien qu’une partie du récit fera référence au passé. Le scénario suivrait un homme quadragénaire, et le ton du film serait proche de celui de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE. Pour autant, il n’y aurait pas d’extra-terrestres ou d’OVNIS impliqués. Le rapport avec le chef-d’œuvre de Spielberg serait uniquement son personnage principal, qui se rapprocherait de Roy Neary (campé alors par Richard Dreyfuss).” source Cinema Teaser

Une mallette trouvée dans les archives Disney

Mais l’origine du projet est aussi lié à la mystérieuse découverte d’une mallette dans les Archives Disney. Cette mallette portant le nombre 1952 contenait des dossiers abandonnés provenant de la filiale major WED qui avait participé à la conception des parcs Disney. Sur cette mallette était inscrit le titre d’un célèbre film de la Walt  Disney Company, “l’Espion aux Pattes de Velours”. A l’intérieur se trouvaient des photos, un appareil photo, une bobine de film technicolor et un livre “M-Research”. Ce que nous savons aussi c’est qu’il faut s’attendre à une promotion intrigante et digne d’un jeu de piste tout comme le film Super 8.  Point de vue casting, toujours pas de nouvelles si ce n’est que George Clooney avait été pressenti pour le rôle de l’acteur principal et nous apprenons qu’il a effectivement signé le contrat.

 

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