La production Marvel Thor : Ragnarok

Après deux films qui n’étaient pas parvenus à s’emparer du concept d’un héros mythologique, fort d’une iconographie épique, Thor : Ragnarok nous avait passablement agacés avec une promo terriblement opportuniste, qui tentait de faire du pied aux fans de Gardiens de la Galaxie ainsi qu’aux nostalgiques d’années 80 vitrifiées, ré-imaginées pour captiver ceux qui ne les ont jamais connues. Pourtant, le film de Taika Waititi vaut bien mieux que le gloubi-boulga fluo que nous a vanté Disney. Pourtant, sur le papier, le film aligne la plupart des tares des productions Marvel. On y retrouve le je-m’en-foutisme technique propre au studio et à la fabrication précipitée de ses produits, tant certaines scènes rappellent plus un DTV luxembourgeois qu’un blockbuster au revenu agréable ( en témoignent les retrouvailles avec Odin, dotées d’un fond de couleur verte indigne d’une publicité pour un cabinet d’assurance en liquidation judiciaire ). Quant aux missions émotionnels, ils sont proches du néant, ce que assure la diction comateuse pour l’ Anthony Hopkins, manifestement pressé d’en conclure avec une franchise qui lui aura au minimum permis de refaire deux fois le crépit de sa piscine.

 Le roi des Marteaux

Un parti-pris qui paie au final dès les premières m de notre aventure, qui use évidemment de l’humour, maintenant un classique chez Marvel Studios, comme ressort majeur d’interaction entre ses divers protagonistes. Mais ici, Taika Waititi démontre toute sa confiance en ses troupes en laissant la place à de différents instants d’improvisation. Si Chris Hemsworth puissance un peu trop sur le gag parfois, il peut toujours s’appuyer sur la bravoure de ses 3 palatins pour rattraper ses errements : l’impeccable Mark Ruffalo, l’élégant Tom Hiddleston et la rutilante Tessa Thompson. Mais c’est sans l’ombre d’un doute Jeff Goldblum qui illuminera le champ de bataille, dans l’épiderme d’un Grandmaster si parfaitement égocentrique, jusqu’à faire de l’ombre à une Cate Blanchett cependant convaincante en Hela. À ces plaisantes recrues, il ne va falloir pas oublier un Idris Elba très guerrier et un Karl Urban excellent, comme toujours. Mais comme il est de bon ton de dire, un général de bonne facture se expose en étant en 1ère courbe pendant une bataille. Et il faut l’avouer, Taika Waititi le démontre parfaitement en incarnant l’un des personnages les plus célèbres du film, Korg, qui aura son rôle à jouer dans tout ce bazar. Je vous laisserai le précaution de le découvrir en action.

Thor : Ragnarok le dieu du Blockbuster

Le casting joue pour beaucoup dans l’appréciation que l’on y a de ce 3ème épisode. Loki, joué par Tom Hiddleston, prend à nouveau une place non négligable, mais aussi si les scénaristes se sont contentés d’utiliser de vieilles ritournelles, elles sont encore suffisamment fortes pour convaincre. Jeff Goldblum ( Le Grand Maître ) et Tessa Thompson ( une Valkyrie rebelle ) ne sont pas aussi marquants que les revenants, mais offrent leur propre univers. Le seul soucis, c’est qu’ils reprennent là encore beaucoup trop de certains personnages croisés dans Les Gardiens de la Galaxie. Goldblum n’est qu’un Ego-like, et Thompson est le même genre de battante que Gamora. Dommage, il y avait de quoi surprendre. NEn fait, la vraie révélation de Thor : Ragnarok, c’est Cate Blanchett. Elle incarne avec brio la déesse de la mort, et bénéficie sans aucun affre de la meilleure storyline du film. Mais l’efficacité de son personnage est malheureusement gâché par l’autre point à améliorer de ce 3ème opus : sa prise de risque minimale. Thor : Ragnarok se divise en deux parties : celle très de couleur sur Sakaar, et l’autre beaucoup plus classique sur Asgard. C’est par ailleurs sur celui ci monde qu’opère Hela, et la direction prise par l’intrigue dès que l’on revient aux sources de Thor manque malheureusement de profondeur, autant que d’intérêt. L’histoire globale faisant part égal entre les deux mondes, on est aujourd’hui en quelque sorte condamné à se farcir des séquences que l’on a déjà vu dans l’intégralité des précédents films Marvel. Pourquoi avoir selectionné de garder une sorte de cordon ombilical avec le passé, en le reniant avec puissance quelques m plus tard ? Voilà un mystère que même les deux scènes post-génériques n’arrivent pas à résoudre, tout comme la notoriété très ( trop ? ) anecdotique de Doctor Strange.

En conclusion du dernier film Marvel

La et bonne surprise de Thor : Ragnarok vient des nouvelles recrues de le monde. NLe couard Skurge, interprété par Karl Urban, dans le rôle nuancé de celui qui se retrouve prisonnier d’une situation qu’il n’a pas voulue mais qui au final sert ses applications est l’un d’entre eux. Sa proposition consiste surtout à fournir la réplique à la vénéneuse Hela, pétrie de morne à l’écart d’Odin qui lui a tout donné puis tout repris, l’enfermant pendant des siècles, et dont elle a juré la diminution. Cate Blanchett habituée à tout jouer, des films très grand public ( Cendrillon, Indiana Jones et le Crâne de Crystal, la saga du Seigneur des Anneaux ) aux films d’auteurs plus intimistes, est ici tout bonnement formidable. Dans le rôle acide de La Déesse de La Mort emplie de vengeance, elle n’est jamais ridicule bien que un costume qui n’est manifestement pas facile de revêtir avec harmonie. Son discours de revanche sonne avec beaucoup de justesse bien que un certain cynisme qui pointe ici ou bien là. Parfaite dans les dialogues comme dans les scènes de lutte ou bien de bataille, l’actrice donne existence à coup sûr au vilain le plus crédible jusqu’à présent de la saga. Une fois l’euphorie passée, se pose la question du fond. Et c’est là que Thor Ragnarok vacille. Le film est aussi drôle qu’il est creux. A puissance d’enchaîner les blagues, l’intrigue brise un à un tous les missions dramatiques. Même si Cate Blanchett s’amuse comme une folle dans le rôle d’Hela, la danger de son personnage perd en puissance à puissance d’être moquée/détournée par les dialogues comiques. Le s’enfuit d’Odin n’a pas de retombée du mélodrame, il est inutile qu’à raviver la guéguerre entre ses fils, qui se seraient de toute manière chamaillés quoi qu’il arrive. La disparition de Mjolnir n’a aucun résultat sur les combats de Thor. Pire, le héros se bat mieux sans ! La interrogation de la destruction, le ‘ Ragnarok ‘ qui donne son titre au film, est traitée, et réellement intéressante sur le papier, mais la tension n’est au final jamais absolument montre. Le blockbuster marche en tant que vraie comédie, marche bien quand il référence Avengers, mais ne serre jamais à la mythologie de Thor. Tout ce qui avait commencé à être songé à développer dans les deux premiers films ( Asgard, les watt d’Odin, la relation folle amoureuse entre Jane Foster –Natalie Portman- et Thor, le soutien de ses amis guerriers… ) est balayé par des vannes. Thor Ragnarok rappelle ainsi une fin de trilogie, Iron Man 3, qui reposait énormément sur l’humour mais ne faisait pas très évoluer le super-héros. C’est d’autant plus marquant qu’il y a quelques saisons simplement, James Gunn parvenait à émouvoir au sein d’une superproduction Marvel, Les Gardiens de la Galaxie 2, qui, en plus de respecter la garantie de comédie, parvenait à traiter entièrement la thématique père-fils en lui donnant une sûre gravité, et offrait à –au moins un échantillon de- ses héros la capacité d’évoluer.

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