Wolverine : Le Combat de l’immortel des studios Marvel et Fox

Après l’Affrontement final perpétré par Brett Ratner en 2006, l’avenir des X-Men au cinéma semblait incertain pour les studios et saccagé pour les fans. C’était sans compter sur les moyens multiples d’exploiter une franchise et deux projets de films spin-off sont nés. Le premier autour de Hugh Jackman/Wolverine, le personnage le plus charismatique de la série, qui engendrera la catastrophe de 2009 et l’autre basé Magneto qui aboutira finalement à un rattrapage in extremis avec X-Men : Le Commencement. Difficile de faire pire que la pantalonnade de Gavin Hood sur les origines de ce mutant au parcours tragique et au don proche de la malédiction. C’est au réalisateur de Copland et du remake de 3h10 pour Yuma, ou du plus récent Knight and Day, que la 20th Century Fox a chargé la mise en scène de ce sixième volet de la saga X-Men.

L’histoire du film Wolverine : Le Combat de l’immortel

Synopsis : Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort qui le changera à jamais. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, il affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

L’erreur qu’a été le premier long-métrage consacré à Wolverine a sans doute poussé les studios à ne pas y donner de suite et de faire dérouler l’histoire de ce Wolverine : Le Combat de l’immortel après les événements de la trilogie des années 2000. Hanté par la mort de Jean Grey, Logan est reparti s’exiler dans la forêt canadienne, vivant en ermite au milieu de la nature sauvage. Bien qu’il essaye de retrouver ce côté bourru, Mangold a dû mal à reconstruire la figure bestiale du personnage qui nous sautait au visage dans le premier X-Men. La faute sans doute à toutes ces interventions de l’image de Jean dans sa conscience. Alors qu’il va pour rejouer la même scène d’une rixe dans un bar de péquenots, le récit nous fait intervenir Yukio (Rita Fukushima), une japonaise venue trouver Logan afin de l’amener auprès de son maître Yashida, sauvé par ce dernier pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un film du réalisateur James Mangold

C’est une très bonne idée que d’avoir emprunté la série limitée de comic book de Chris Claremont et Frank Miller consacrée à une aventure solo de Wolverine se passant au Japon. Donc ne vous attendez pas à des combats surpuissants entre mutants. Cependant, l’introduction d’une nouvelle trame avec celle du soldat japonais rescapé tenant à remercier Logan de son geste bien des années plus tard est également très forte. Elle fait d’autant plus résonner la tragédie de l’immortalité de Wolverine, due à son pouvoir de régénération, qu’elle en fait l’un de ses enjeux principaux lorsque l’impétueux mutant se rend compte de la fatigue, de la douleur et donc de la mort qui le tenaille soudain. Alors que son vieil ami lui proposait de devenir mortel comme un autre, Logan se voit alors perdre son précieux don au plus mauvais moment.

Car derrière le vieil homme se cache des problèmes entre les différents membres de la famille et une guerre de clan qui s’annonce. Étranger à plus d’un sens de cela, c’est pour la belle Mariko, la petite fille de Yashida interprétée par la belle Tao Okamoto, que Logan va s’impliquer dans ces affaires mêlant des yakuzas et des ninjas. Tandis que les premiers X-Men de Singer essayaient de se tenir loin des clichés culturels, ce Wolverine : Le Combat de l’immortel saute dedans à pieds joints tout en insérant deux trois passages se voulant pédagogiques, pour qui ne connaitrait rien à ce pays. Tentant d’en faire un spectacle grand public, le film présente alors un Japon de carte postale à l’américaine, multipliant les incohérences où les japonais parlent Anglais entre eux et reviennent à leur langue maternelle lorsqu’un occidental pointe le bout de son nez. Vous pouvez découvrir la liste des Films Marvel.

MARVEL’S AGENTS OF S.H.I.E.L.D. – “The Well”- In the aftermath of the events chronicled in the feature film THOR: THE DARK WORLD, Coulson and The Agents of S.H.I.E.L.D. pick up the pieces — one of which threatens to destroy a member of the team, on TUESDAY, NOVEMBER 19 (8:00-9:01 p.m., ET) on the ABC Television Network. (ABC/Danny Feld)
CHLOE BENNET

Le retour de Logan chez les MArvel Studiso en partenariat avec la Fox

Cela n’empêche pas d’avoir quelques beaux moments, comme ce combat entre Logan aux griffes et le fils déchu de Yashida au sabre tenu par Hiroyuki Sanada. Ce duel désespéré marque notamment par la belle lumière orchestrée par Ross Emery. Mais au rayon de l’improbable, il reste cette bataille sur le shinkansen ou le grand final dans le repère du méchant. Cette dernière séquence d’action s’affiche comme un aveu d’impuissance du réalisateur à réussir à terminer correctement cette histoire qui doit combiner le récit du comic book et celui élaborer pour le film. En nouveau départ pour Logan, la fin du long-métrage est dans la même tonalité où personne ne sait vraiment dans quelle direction aller. La seule à prendre serait celle de Days of Future Past, le prochain volet de la saga réalisé par Bryan Singer vers lequel tous les espoirs se tournent. Même s’il est un divertissement plutôt efficace et (forcément) plus réussit que le précédent, Wolverine : Le Combat de l’immortel reste un X-Men en mode mineur.

Pensez également à rester pour le générique, une petite scène en plus nous propulse deux ans après pour enfin, vous verrez bien.

Wolverine : le Combat de l’Immortel dans les salles le 24 Juillet 2013 avec 20th Century Fox.

Laisser un commentaire